09 mai 2010

Et si votre vrai job correspondait à votre rêve d'enfant?

A l'invitation d'Antoine Couder, je me suis rendu à un casting samedi. L'idée était une organisation de rencontres entre des psychologues et des gens comme vous et moi et un sujet bien particulier la correspondance entre les rêves d'enfance quant à des métiers futurs et les situations professionnelles actuelles. 


Cette approche m'a interpellé : 
- si le recrutement dans les entreprises se fondait non seulement sur l'expérience acquise mais également sur les rêves d'enfance, est ce qu'elles n'auraient pas des collaborateurs plus compétents et plus motivés ?
- si les entreprises s'intéressaient davantage au passé des collaborateurs et pas seulement parfois à leur devenir, et notamment à leur éducation et à comment leur rêve d'enfance s'est ou non concrétisé, est ce qu'elles ne bénéficieraient pas d'employés plus heureux et plus efficaces dans le temps présent ?
Il y a tellement d'études et de protocoles de soin sur l'enfant intérieur dans la psychologie et la psychothérapie, pourquoi les entreprises ne pourraient pas s'y intéresser si elles s'intéressent à la ressource humaine qu'elles mobilisent. 
Je vois les limites du coaching actuel qui, au moins par déontologie, ne rentre pas dans ces considérations alors qu'elles sont essentielles, me semble-t'il.
Je me dis qu'il serait fabuleux à une personne de trouver un job en rapport avec son rêve d'enfance, de comprendre ce dernier pour bâtir le plan professionnel d'une personne en recherche de travail. C'est un principe de cohérence très fort, très pertinent, à utiliser par tous les professionnels du recrutement.
Merci à Antoine et également à Emmanuelle Papiernik de m'avoir offert cette expérience enrichissante.

Au fait, mon rêve à moi, c'était de devenir architecte. Architecture hier, innovation aujourd'hui : vous voyez un rapport, vous ? Moi, beaucoup, en fait.

24 novembre 2009

Je travamuse, nous travamusons

Merci Isabelle (Jacob) pour cette belle expression.
Est ce que vous faîtes cela au bureau, avec vos collègues et collaborateurs ?
Contreproductif, certainement pas. Fidélisant et motivant, assurément.
Un peu de rire par ci, un peu de bonheur par là, et des approches nouvelles, différentes, décalées de travail par là-bas.
Quand avez vous étonné (positivement), surpris (agréablement), fait rire (sans moquerie) vos collègues pour la dernière fois?
TRAVAMUSONS et nous reviendrons chaque matin avec joie au bureau.

20 septembre 2008

Partager sa connaissance, c'est l'enrichir

C'est une phrase que j'ai créée pour une présentation chez Bouygues Telecom dans les années 2003-2004 et que j'avais oubliée. Un ami, Fabrice Chauvet, me l'a rappelée, en disant qu'elle faisait peut-être maintenant le titre d'un livre. Elle semble aussi intéresser la société Human Ventures.

Elle résume toute l'importance du partage de la connaissance dans une société française où elle reste trop bêtement encore un enjeu de pouvoir.

"La connaissance est la seule ressource qui prend de la valeur en la partageant". 

Sans narcissisme excessif, je l'aime vraiment bien car elle signifie ce que je croie intimement au sujet du KM (Knowledge Management) et que j'aimerais faire comprendre et voir en oeuvre.

26 décembre 2006

Joyeux Noël, et si l'on s'offrait un peu d'intelligence collective ...

Il y a longtemps que nous sommes tous tombés d'accord sur le fait que l'intelligence collective a plus de vertus que sa version individuelle. Mieux vaut créer une tempête de plusieurs cerveaux que de risquer le burn-out en solitaire.

Toutefois, personne ne nous dit comment initier une intelligence collective, si ce n'est à travers des outils de collaborative thinking, tels les wikis, de Knowledge Management avec des common databases. Mais tout le monde n'est pas geek ou ingénieur. Et nombre de ces outils tombent rapidement dans les limbes des investissements informatiques pharaoniques et sans public.
Certains parleront des Myspace ou des Youtube qui n'ont de collectif que l'exhibitionnisme sympathique de contemporains en mal de reconnaissance et de contacts virtualisés.
Dans la même catégorie ou presque les blogs, come celui-ci, sont un embryon de pensée collective, si et seulement si cet article vous intéresse et que vous réagissez avec un commentaire, qui me permettra d'entamer un dialogue de co-construction avec vous.
Je distingue tout de même la formidable aventure humaine et d'intelligence collective que constitue la Wikipedia, qui n'a son équivalent dans nul autre domaine, à ma connaissance.

Et si, pour ce Noël, nous nous offrions autre chose qu'un jouet informatique, un bac à sable pour ingénieurs ?
Tournons nous vers nos enfants ou n'importe quels autres enfants. Et écoutons leur récit de légende humaine, leur imagination en action, leur créativité sans crainte ... Participons alors à leur construction mythologique. Ils nous apprendrons la force du "Oui et même que on pourrait ..." et nous oublierons le temps d'un jeu, de ce jeu car il devra y en avoir d'autres, le "Oui mais ..." freudien sans doute , si caractéristique de la quête d'affirmation de notre égo, si pathétique en fait.
Ce "Oui et même qu'on pourrait ..." peut se décliner à l'infini ..."Ah oui, ok, et on pourrait faire cela aussi ...", "Oui et d'ailleurs ...", "Je la vois bien ton idée, j'y ajouterai ...", "Pour compléter ce que tu dis, si tu veux bien, ...", "J'aime bien ton idée, est-ce qu'on pourrait faire cela en plus, ...", "Pour rebondir sur ce que tu viens de dire, je dirais ...". Merci, pour cette idée cool, est-ce qu'elle serait encore plus géniale, si ...".
Avec des petites phrases comme cela nous changeons de métier : fini l'avocat du diable, qui a objectivement un avis négatif sur tout, et bienvenue à l'avocat de l'ange, qui sert la construction commune, avec de l'empathie, de la confiance et la ferme croyance que l'intelligence collective commence avec le dialogue non violent (ou la communication non violente, selon Marshall Rosenberg).

Laissons tomber le team building, la community attitude, la libre économie des relations, et regardons nous et écoutons nous attentivement. Cela vous paraît il farfelu que de développer notre attention à l'autre juste avant de mettre nos intelligences en commun ?
Au programme 2007 de certaines entreprises, je vois des journées dédiées à l'apprentissage du Knowledge Management et de ses outils, des séminaires de lancement de communauté avec là aussi une bonne part d'outils et de processus, des formations à la prise de parole en public, etc ... Hormis les coaching, au prix d'une thérapie, je n'ai lu de session à la prise de regard et d'écoute en public, de formulation à l'écoute passive suivie de reformulation et de réponse constructive. Il y a là des champs fertiles pour le développement de notre intelligence collective, que pourraient travailler des approches de type PNL, AT, MBTI ou Process Com, dans des variantes moins élitistes et psychologiesques, je crois.

Alors, pour Noël, si l'on s'offrait un peu d'intelligence collective, de paix édifiante, de discussion empathique (et non pas sym-pathique), des jeux et des rires d'enfant, je pense que nous accomplirons de grands progrès et que nous serons plus à même de nous approprier tous ces outils collaboratifs que les ingénieurs nous préparent avec tant de conviction.

Plus que de (se faire) former , l'enjeu pour le manager 2.0 qui souhaite développer l'intelligence collective, est de (se) sensibiliser à des vertus telles que l'avocat de l'ange et l'empathie. C'est en travaillant sur nos attitudes, langages et comportements que nous développerons une intelligence collective et profitable à tous.

Alors, joyeux Noël, les petit-grands et les grand-petits.

12 juin 2006

Retrouvez l'enfant qui est en vous


Quoi de mieux qu'une photo pour se rappeler de l'enfant que nous étions et que nous avons négligé, que nos parents ont trop vite fait grandir ou qui n'a pas pu faire entendre ses besoins et qui les crient toujours en vous, l'adulte pas toujours bien assuré, que vous êtes devenu.

Ici, c'est une photo de ma soeur et moi. J'avais presque 2 ans.

01 juin 2006

Un blog à voir et revoir

L'innovation au coeur du management d'entreprise et le management au service de l'innovation...
Alons parcourir en long et en travers le blog "Innovation et Management" de Matthias Koch.

Vous me direz ce qui manque, mais il a l'air assez exhaustif pour débuter une spcial Wikipedia dédié à l'Innovation.

L'innovation dans les entreprises... partout !

Où n'apparait pas le mot Innovation aujourd'hui ?
Dans tous les rapports annuels, dans toutes les communications internes, dans les discours syndicaux, dans les brochures publicitaires, ... Ce mot a la côte chez les annonceurs de tous bords, les hommes de marketing. Il n'est plus l'apanage de quelques technologues du CNRS, des gardiens du temple de la R&D. L'innovation assure, rassure quant aux lendemains qui chantent. N'entendons nous pas aussi les DRH et les responsables de la Qualité nous parler des vertus internes de l'innovation, de son phénomène d'attirance et de mobilisation ?
Les agences de cotation comptent le nombre d'occurence du mot Innovation dans les rapports annuels.
Pour séduire davantage, certaines entreprises, qui ont vu plus loin, associent Innovation et Développement Durable.

Mais à y regarder plus près, combien de sociétés ont dépassé le statde "Innovation = R&D" ou "Innovation = Marketing" (voire Marketing tarifaire) ? Même notre gouvernement, qui se motive au record d'introduction du mot dans les discours, les rapports et les plans, ne connait pas d'autre forme que l'innovation technologique, pour ne pas dire technique.

J'aimerais saluer l'initiative poursuivie par Innov'Acteurs depuis des années pour promouvoir l'innovation participative.
HORS DE LA PARTICÏPATION POINT DE SALUT.
Mon expérience chez Bouygues Telecom me conduit à considérer l'innovation participative comme un levier multiple, non seulement pour la production d'innovations, elle-même, mais également pour la mobilisation des collaborateurs autour du projet d'entreprise*.
Et pour cela, nul besoin de gros budget, de grand discours, d'achats de technologie dispendieux, mais une démarche de changement par étape, comme l'ont compris les acteurs des sociétés présentes au sein d'Innov'acteurs.

Dans un prochain post, je présenterai quelques aspects d'une démarche réussie dans le secteur des services.

* Cela me fait penser que nous pourrions décliner en Balanced Score Cards non seulement sa stratégie mais également son innovation à travers ses objectifs, ses actions, ses moyens, ses projets.